18 Mar Pierre-Yves Rolland, ambitieux
Des objectifs sportifs élevés (comme toujours), des projets de développement, un rendez-vous européen en juin… Pierre-Yves Rolland, nous dit tout sur la saison 2025 qui débute ce week end.
Pierre-Yves, d’abord, que retenez-vous de la saison 2024 ?
On l’avait annoncée comme une année de transition et cela l’a été. Une transition qui s’est d’ailleurs opérée plus vite que prévu avec deux nouveaux titres à la clé (Champions de France D1 et 18U). Comme en 2015 (après une année 2014 décevante), 2024 restera également une année où le club a su montrer qu’il savait réagir.
L’équipe repart en quête d’un nouveau titre de Champion. Mais l’effectif a perdu beaucoup de joueurs, les cinq étrangers qui étaient très dominants, mais aussi Quentin, Thibault et Dylan, une bonne partie de l’ossature de l’équipe 1. Pas trop inquiet ?
Non, pas très inquiet car je connais la qualité de l’encadrement, de celle des joueurs qui restent et de notre recrutement qu’il soit Outre-atlantique ou Français ( avec les retours de Bastien Dagneau et Luc Viger et l’arrivée de Kenny Esposito).
Quels sont les objectifs que vous avez fixé à Quentin Becquey ?
Quant on a une telle qualité d’effectif, il va de soi que la barre est haute. Mais pas besoin de fixer des objectifs à Quentin Becquey. Il veut tout gagner.
« LA VICTOIRE PEUT PARFOIS CACHER DES DYSFONCTIONNEMENTS »
L’année dernière, à la même époque, l’équipe s’apprêtait à reprendre le championnat après avoir vécu sa pire saison en 30 ans. Cette fois c’est avec un titre de champion à défendre. Est ce plus facile à préparer une saison quand on est champion en titre ?
Paradoxalement, il est plus difficile de préparer une saison quand on est champion car il est plus facile d’analyser les choses dans la défaite que dans la victoire. La victoire peut parfois cacher des dysfonctionnements ou des manquements dans tel ou tel secteur du jeu. Elle ne permet pas toujours de se remettre en cause. Et par ailleurs, quand on gagne on a un statut à défendre et cela met forcément davantage de pression.
Quelles sont les moments forts de cette année 2025 à Rouen ?
Cela sera forcément l’accueil de la Coupe d’Europe que nous avons le plaisir d’accueillir pour la 4ème fois (après 2004, 2016 et 2022) en juin prochain. C’est beaucoup de travail mais ce sera 5 jours de bonheur où tous les yeux seront tournés vers Rouen. Je précise que cette compétition a une saveur particulière car ce sera la 20ème participation européenne dans l’histoire du club.
Vous avez été réélu président récemment avec une nouvelle équipe dirigeante. Quels sont les prochains projets sur lesquels le club va travailler ? Des améliorations au terrain sont-elles prévues ?
Oui, une nouvelle équipe remaniée au tiers. Cela permet d’apporter du sang neuf et montre que le bénévolat reste vivant au club. Il y a beaucoup d’envies, beaucoup de projets. C’est reparti pour un nouveau mandat.
Côté terrain, nous continuons de travailler sur quelques améliorations qui permettront d’améliorer le quotidien du club, mais également sur des projets structurants, tel que la création d’un équipement devant servir au développement de notre Académie. La qualité des infrastructures est essentielle pour poursuivre notre développement. On pourrait se contenter de ce que l’on a mais l’objectif est toujours d’aller plus haut.
Le développement de la section féminine fait partie de vos priorités ?
Avec moins de 15% de licenciées féminines, nous avons pris du retard sur le développement de la pratique féminine. On se doit d’être beaucoup plus ambitieux et de s’en donner les moyens. J’ajoute que la mixité des pratiques est essentielle pour le fonctionnement d’une association. On va donc se mettre au travail avec ambition.