21 Mar Dans les carnets de Becquey
Le manager des Huskies, Quentin Becquey, a accepté d’ouvrir ses carnets de note et de nous parler de son effectif 2025. Sans fard, en toute franchise, il donne son opinion sur le groupe qu’il va diriger cette année. Revue d’effectif.
Scott BELLINA : Il revient du Japon, et pour des raisons administratives, il n’a pas pu s’entraîner correctement et n’est pas encore prêt pour attaquer la saison. Mais il va monter tranquillement en puissance, il travaille très fort pour se remettre en forme. Il est très réservé, mais je vois qu’il est très sérieux, il s’intègre parfaitement dans l’équipe. Je crois qu’il fait partie de ces leaders silencieux qui montre la voie à suivre. Techniquement, c’est très propre. Une mentalité de professionnel.
Joris BERT : Ce qui m’impressionne, c’est qu’à son âge, avec son vécu, il affiche un véritable enthousiasme, une grande détermination, il s’entraîne à fond. Il s’est préparé avec beaucoup d’intensité. Je suis même prêt à dire qu’il est le joueur le plus en forme de l’équipe. Comme on dit dans le jargon du baseball : « il a la love ». J’aime beaucoup le voir aussi assumer un rôle de meneur, qu’il a démontré avec la D2 la saison dernière. Ce n’était pas trop son habitude par le passé, mais là il est dans le partage avec les jeunes, il prend du plaisir à le faire, et il s’épanouit dans cet habit de leader.
Hugo BLONDEL : Lui aussi a montré beaucoup d’intensité cet automne et cet hiver. Il a été l’un des premiers à rejoindre les cages de frappe après le titre de champion. Il a un excellent bâton, il s’ajuste parfaitement aux types de lancers. Le point à travailler, on le sait, c’est sa défense et principalement sa mobilité. Son gant est très sûr, il manque toutefois un peu de « range ».
Louis BRAINVILLE : Encore un joueur qui a été très présent à l’intersaison. À noter qu’il a commencé à s’essayer comme switch hitter, il lui reste des progrès à faire côté gauche, mais c’est une démarche intéressante. Il est prêt, il est en forme. Après son début de saison difficile l’an dernier, il a fini en boulet de canon. Et je sais qu’il est sur la même ligne. Je sais qu’il a une carte à jouer en 3ème base pour l’équipe de France. Il est conscient de ses forces et de ses faiblesses, il entre dans une période de maturité.
Ruben CERDA : Il est chaud, à tous les sens du terme puisqu’il revient de Floride, avec une dizaine de matches déjà dans le corps. Il a beaucoup progressé au catch, avec encore une marge de progrès sur certains aspects comme l’action de bras. À la frappe, j’ai pu voir qu’il sait s’ajuster face à des lanceurs de haut niveau dans les matches amicaux. Il cherche une place et il se bagarre pour l’obtenir. C’est bénéfique pour lui et pour le collectif.
Bastien DAGNEAU : Un petit souci de santé au niveau des genoux qui lui fait manquer le début de saison. Mais il épate tout le monde : après un an de break, il a pratiquement déjà retrouvé toute sa puissance au bâton, même au champ opposé. Il est prêt à se tailler une place, mais le champ extérieur et le line-up sont déjà bien remplis. Il doit donc gagner sa place, c’est aussi simple que ça.
Kenny ESPOSITO : Je vais mieux apprendre à le connaître. Je l’ai observé par le passé, j’ai constaté qu’il est très méthodique, très sérieux dans sa préparation. J’ai discuté avec son coach en Californie et je sais qu’il travaille fort et qu’il a déjà progressé sur la vitesse et le contrôle. Il a envie de jouer à Rouen, c’est un point qui compte pour moi. C’est un joueur qui veut se développer, on va lui donner les moyens de le faire.
Logan FLOOD : Une personnalité incroyable. Il passe son temps à partager, à analyser. J’ai déjà eu des discussions passionnantes sur le baseball avec lui, sur la tactique, la technique, le jeu, le coaching c’est captivant. C’est un fondu de baseball. Il s’est intégré dans le groupe comme s’il en faisait partie depuis toujours. Mais ce n’est pas que ça. Son swing est dévastateur. Sa puissance va faire mal.
Daniel GORE : Notre gentil géant. Un vrai compétiteur, sa balle bouge beaucoup, il monte en puissance, et ça me fait plaisir de lui donner la balle pour l’opening day. C’est un pro. Un grand équipier, on l’entend beaucoup encourager et aider les autres lanceurs. Et il n’arrête pas de parler du fait que ces ancêtres sont Vikings.
Gabriel HARRISON : Il va avoir un rôle important, au milieu du line-up. J’ai bien aimé ce que j’ai vu à Rotterdam à la frappe. Il connaît bien sa mission, il a le souci du détail et de la recherche de la perfection, je suis certain qu’il va performer. Je l’installe comme titulaire en deuxième base, sans aucune inquiétude.
Axel LAVAL-QUESNEY : Ce jeune homme s’est fracturé le bras en octobre dernier. On aurait pu penser que pour un lanceur, c’était grave. Eh bien ce n’est pas le cas. Les médecins qui l’ont suivi à Toulouse ont été impressionnés par sa rapidité de récupération. Il a beaucoup progressé, il a gagné le droit à avoir un start dès le premier week-end. Je salue aussi le travail effectué au pôle France qui lui a franchir un palier en vitesse et précision.
Oscar LEBOUC : Il en a fini avec la navette entre la D2 et la D1. Il fait désormais partie intégrante du groupe D1. Pourquoi ? Son bâton est surpuissant, son swing est tellement naturel ! Son approche, très mûre, est impressionnante pour un jeune joueur. Il va acquérir de l’expérience et de la régularité, et on va voir de belles choses. Et en défense, il démontre de réelles qualités en première base, et il pratique d’autres positions. Il est dans le line-up, on a besoin d’un joueur comme lui.
Jake MacKenzie. Infielder. Membre des Capitales de Québec la saison passée. Il jouait cet hiver dans la très forte ligue pro en Australie (ABL). Concernant Jake, on a eu que des louanges. On l’a vu jouer avec les Capitales de Québec. On connaît toutes ses qualités. Au bâton, il est capable de frapper avec régularité mais aussi avec puissance. sur les sentiers, c’est une gazelle, il est très rapide. Et en défense, c’est un aspirateur, il attrape tout ce qui passe dans son territoire. On attend beaucoup de lui, ce sera l’un de nos leaders.
Arthur MAGNIEN : Je suis épaté par sa charge de travail. Il bosse très fort pour se donner les moyens d’arriver. Je prends le blâme pour la saison dernière, je l’ai mal utilisé et ça a ralenti sa progression. On a changé d’approche, et il fera partie du groupe D1. Il possède un arsenal très complet et il apprend à exploiter à bon escient ses balles à effet pour garder les frappeurs hors de position.
Esteban PRIOUL : On sait où on va avec lui. La clé est simple : rester en forme. Il a été sujet à des blessures ces dernières années, et son activité avec le pôle espoir ne l’autorise pas à se préparer idéalement. Il a beaucoup travaillé avec le corps médical et en salle de muscu pour trouver l’équilibre qui lui permettra d’atteindre son meilleur niveau. À moi de l’utiliser au mieux, car il reste un lanceur indispensable aux Huskies.
Austin ROCCAFORTE : C’est une bombe… Sa rapidité est inégalée et il est le meilleur shortstop que je n’ai jamais vu. Son gant est hors pair et sa capacité à aller capter les balles dans les trous bien au-dessus de la moyenne. Sa lecture de jeu est impressionnante. Au bâton, on va le voir frapper dans les allées, cogner des line-drive et aller chercher des coups-sûrs au champ intérieur. C’est exactement le genre de joueur que j’aime, d’autant plus qu’il est très présent sur le banc.
Luc VIGER : Il s’entraine très fort et il va devenir un élément important cette saison. Sa motivation est au top, il a pris le lead sur le groupe des catchers. Je le trouve idéal dans ce rôle. J’adore sa façon de travailler derrière le marbre. Techniquement il a avancé sur les blocks, ses relais sont précis. C’est du solide. Au bâton, j’ai vraiment confiance, on a travaillé sur son approche et sa gestion des comptes.
Martin VISSAC : Il a laissé derrière les pépins physiques qui ont gâché sa saison dernière. Son bras a retrouvé toute sa puissance et il nous a montré beaucoup de régularité à la frappe. Je le vois au deuxième rang du line-up, avec sa rapidité, sa capacité à frapper des hit-and-runs, son aisance à poser des bunts. Il sait son rôle, comment faire avancer un coureur. Il a envie de progresser, je ne demande rien de mieux.
Quentin Becquey continuera également d’observer la montée en puissance de plusieurs jeunes espoirs rouennais, qui évolueront en Division 2 et qui réussiront peut-être à le convaincre de les inviter en D1 au cours de la saison. A eux de jouer.