La conquête commence maintenant

Enfin, la saison recommence. Rouen débute ce week-end (samedi 15h, dimanche 11h) à domicile comme le promu, Béziers. Un match inédit, pour donner le ton d’une saison riche en ambition. 

 

Beaucoup de premières, ce week-end au terrain Pierre-Rolland. Le premier match de la saison, le premier match en D1 de Béziers, le premier affrontement entre les Huskies et les Pirates, les premiers pas sous leurs nouvelles couleurs de Roccaforte, Bellina, Flood, Gore. 
Beaucoup de premières, mais aussi une certitude : ce frisson de plaisir, ce doux bonheur de l’Opening Day. Il y a cinq mois, les Huskies célébraient leur 23e titre. C’est long, cinq mois, avant de retrouver les terrains. Certes, les joueurs ne se sont pas ennuyés, ils ont poussé de la fonte, rattrapé des roulants, couru dans le froid, révisé les fondamentaux. Mais les supporters et les observateurs, eux, ont rongé leur frein, dans l’attente du retour de la compétition. Alors, il ne fera pas forcément très beau pour cette reprise, mais il y aura de la chaleur dans les cœurs. Le baseball reprend, le printemps arrive, quoi demander de mieux ?

On le sait, il vaut mieux jouer contre Rouen lors du premier match de la saison que lors du dernier. Le dernier, les Huskies ne le perdent jamais. Le premier, c’est une autre histoire. Ils l’ont laissé filer 3 fois sur les 4 dernières saisons. Rouen est parfois un peu en mode diesel, comme l’ours qui sort de l’hivernage sans avoir retrouvé toute la splendeur de sa fourrure et la puissance de ses muscles. Question de gestion de la saison, de volume de travail hivernal à digérer, d’ajustements stratégiques et tactiques. Peut-être aussi, un peu de motivation. En plus, les Huskies ne seront pas au complet, puisque Jake McKenzie achève sa saison en Australie et que Bastien Dagneau est sur la liste des blessés. Ces deux-là seront très probablement en tête des classements pour la puissance et la production des points en fin de saison, alors on mesure les trous que cela représente dans le line-up.

« J’ai bien aimé ce que j’ai vu »

Et puis, en face, il y a un adversaire qui arrive sans aucun complexe. Et qui aimerait beaucoup montrer à tout le baseball français que sa place en D1 n’est pas usurpée en s’offrant le scalp des Huskies. Les Pirates de Béziers ont fait le plein à l’intersaison. Entre l’équipe qui a remporté le 3e match de la finale de D2 contre Valenciennes et celle qui se présentera face à Rouen, il y a de très nombreux changements. Évidemment, impossible de vraiment connaitre le niveau de cette forte armada latine et états-unienne, avant de l’avoir vu évoluer. Mais l’ensemble parait solide, capable de tenir le choc, et sans aucun doute de poser quelques problèmes à toutes les autres équipes du championnat, y compris le champion.

Les Huskies ont achevé leur préparation la semaine dernière en allant respirer l’air des cimes. Affronter le géant Rotterdam, c’est toujours constructif, intéressant, révélateur. Face à un Neptunus remplis d’internationaux néerlandais revenant d’un séjour au Japon avec l’équipe nationale, et comptant dans ses rangs de l’ancien major-leaguer ou de l’ancien AAA, pas question de jouer petit bras. Les Huskies ont regardé leur adversaire dans les yeux, une victoire 4-1, une défaite 0-1, on peut en conclure au moins que le pitching et la défense semblent prêts. Coach Becquey avait un petit sourire au coin des lèvres en revenant de Rotterdam. Et ce n’était pas la fatigue des 10 heures de route qui le faisait naître. Non, c’était la satisfaction de voir ses troupes prêtes au combat. « J’ai bien aimé ce que j’ai vu », lâchait-il. Il a aimé ses lanceurs, dont un Arthur Magnien qui a parfaitement tenu tête à la puissance hollandaise, grâce à des choix de lancers judicieux. Il a aimé sa défense, dont un Austin Roccaforte qui semble attraper tout ce qui passe à sa portée, mais aussi hors de sa portée. Il a aimé son attaque, qui n’a pas été déjouée, et qui a frappé très solidement. Bref, il a tout aimé. Mais comme il n’est pas homme à se satisfaire d’une bonne impression, il va en attendre et en demander encore plus à ses troupes. Se bagarrer se baisser la tête avec une des meilleures équipes européennes, c’est bien. Mais c’est un match amical, et cela ne servirait à rien si c’est pour lâcher du lest quand la compétition commence. 

Les Huskies seront donc prêts. Pas à 100%, mais décidés à marquer d’entrée de jeu leur territoire. Ils ne veulent pas revivre le pénible début de saison de l’an passé, ils ont trois gros objectifs en tête. La conquête commence samedi.

–              Retrouvez Rouen – Béziers sur la Huskies TV. Prise d’antenne samedi 22 à 14h30 pour l’émission d’avant-match avec notamment des interviews du président des Pirates, François Bonnet, et du manager des Huskies, Quentin Becquey. Le match débute à 15h. Dimanche, prise d’antenne à 10h50 pour un play-ball à 11h. 

 


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