Faire chuter le leader

La mission des Huskies cette saison va peut-être consister à tester les leaders invaincus. Cela avait été le cas la semaine dernière contre Sénart, rebelote cette fois-ci contre des Boucaniers qui réalisent le même début de parcours qu’en 2024, 4 succès après 4 matches.

Des rochelais dont on cherche encore à saisir les contours, statistiquement parlant. L’attaque est présente, .293 de moyenne, .400 de slugging, .429 d’on-base, c’est au top de la ligue après 2 journées. Il n’y a qu’une équipe qui fait mieux, Rouen (.340, .451, .441). Le pitching domine tout autant, avec une ERA de 2, (Rouen est à 2,34) alors que pour les pourcentages de strike-outs et de buts-sur-balles, la rotation rochelaise trône au sommet.

C’est donc à un adversaire extrêmement solide, dangereux du 1er au 9ème frappeur, qui propose beaucoup de solutions au pitching, et qui surfe sur une vague euphorique après des victoires convaincantes dont une obtenue (grâce à un festival d’erreurs de l’adversaire) en dernière manche du dernier match.

Montée en puissance

Les rouennais, eux, sont dans une phase évidente de montée en puissance. Ils se cherchent encore dans certains domaines, dont le contrôle au pitching (14 buts-sur-balles, c’est beaucoup trop) et dans l’efficacité dans les situations importantes (11 coureurs laissés sur les sentiers en moyenne par match, 5 fois les buts remplis). Un manque de réalisme qui a évidemment coûté la victoire contre Sénart la semaine dernière, notamment dans les manches 2, 3 et 4 du 1er match où les Huskies ont laissé respectivement 2, 3 et 3 coureurs sur les sentiers. 

Ce sont les vétérans qui mènent la barque pour l’instant, à commencer par un Joris Bert qui ne fait du tout ses 37 ans. Blondel et Brainville sont-ils des vétérans, oui, si on parle de leur nombre de saisons en D1, malgré leur jeune âge, et eux-aussi sont des grands contributeurs offensifs. Quant aux étrangers Roccaforte et Flood, ils font un solide travail, avec 14 hits en 33 présences. Après 4 journées, en 2024, Defries et Smith étaient 8 en 30. De la façon dont ils ont détruit la ligue par la suite, les Huskies peuvent s’attendre à de belles choses. Rouen va accueillir avec plaisir le retour de Dagneau, remis d’une blessure au genou, et dont la puissance ne peut que faire du bien. 

La défense est en place, bien plus rassurante qu’à la même époque l’an passé. Le pitching, lui, reste un peu fragile. Scott Bellina, qui se juge lui-même à 60 % de ses capacités, a totalement dominé l’attaque de Sénart la saison dernière, et passera un test intéressant face aux Tovar, Pena, Johnston, qui font feu de tout bois. Daniel Gore a lui aussi été très solide, et apporte des solutions en relève. C’est évidemment du côté du pitching JFL qu’on est un peu plus sur la réserve, surtout avec les absences de Prioul (blessure) et de Laval-Quesney (camp MLB). Manaranche, qui a un peu souffert dimanche dernier, mais le match était plié en faveur de Rouen et Magnien, toujours en délicatesse avec son contrôle, vont avoir de grosses responsabilités ce week-end, celle notamment de donner des manches de qualité et de garder leur équipe dans le match. 

Tout cela sera-t-il suffisant pour faire chuter le leader ? Rien n’est acquis et les deux matches de ce week-end promettent beaucoup, d’autant plus qu’enfin le soleil sera de la partie.

Rouen – La Rochelle, matches samedi à 16h30 et dimanche à 11h, à suivre sur la Huskies TV, avec l’avant-match samedi à 16h.



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