Rouen doit confirmer ses ambitions

Un déplacement délicat pour les Huskies face à des Cometz assoiffés de victoire. L’idéal pour jouer son meilleur baseball. 

Deux équipes qui ne peuvent pas trop se permettre de traîner en route se retrouvent face à face : les Huskies, qui ont déjà laissé filer deux matches, et qui doivent rester bien installés dans le peloton de tête et les Cometz, qui veulent s’extraire du groupe des mal-classés. 

Les Huskies ont raté deux manches depuis le début de saison. La 10è contre Sénart, gaspillée offensivement et mal gérée défensivement. La 3è contre La Rochelle, au cours de laquelle le marbre fut perdu, ce qui arrive à tous les jeunes lanceurs. Résultat, deux défaites qui auraient pu être évitées. Pour autant, il serait bien excessif de dire que Rouen a raté son début de saison. Les Huskies sont les seuls au-dessus de .300 pour le batting-average,  de .400 pour le slugging de .800 pour l’OPS, en-dessous de 15 % pour les strike-outs concédés. Ils ont le meilleur batting average des adversaires, en ne concédant qu’à peine plus de 6 hits par match. Leur défense est n°1 pour le fielding percentage comme le ratio d’effacité. Pour ajouter au tableau, ils sont la seule équipe avec six frappeurs au-dessus de .300 et le duo Bellina – Gore fait régner l’ordre (2 points mérités en 24,2 IP). Alors, certes, tout n’est pas parfait, mais les Huskies sont déjà en train de montrer leurs muscles, sans avoir atteint leur vitesse de croisière.

LES DÉBUTS DE MACKENZIE

Et ce sera encore mieux ce week-end puisque coach Becquey devrait pouvoir compter, pour la première fois, sur son effectif au complet, avec l’important retour d’Esteban Prioul sur la butte (on ne se passe pas sans difficulté du meilleur lanceur français de ces dernières années) et l’arrivée très attendue de Jake McKenzie, qui après ses séjours aux Capitales de Québec (un titre de champion, 46 bases volées, 48 BB, 42 RBI) et à Sydney (.280, 15 bases volées, 11 BB en 20 matches), va solidifier considérablement le haut de line-up des Huskies, en apportant à son manager tout ce qu’il aime : de la sélectivité dans ses at-bats et de la vitesse sur les sentiers. 

Les rouennais ne partent toutefois pas la fleur au fusil et en terrain conquis. Ils n’avaient pas eu la partie facile la saison dernière à Metz, certes avec deux victoires sur le terrain des Cometz, mais qui ne s’étaient dessinées qu’en fin de match, et une défaite à domicile qui mettait fin à une série de 12 victoires consécutives.

SE MEFIER DE METZ

Quelle est la vraie équipe de Metz ? Difficile de se faire une idée vraiment précise de s Cometz, qui ont montré plusieurs visages différents. Celui d’une équipe qui lutte, qui revient au score en fin de match, contre Montpellier et Toulouse, avant de s’incliner sur le dernier passage à la frappe de l’adversaire. Celui d’une équipe dans laquelle les jeunes joueurs ont montré de nets progrès à la frappe (.263 pour Cailteux, .276 pour S.Hansch, c’est respectivement 110 et 90 points de plus que la saison dernière), mais qui restent trop exposés sur les strike-outs. Mais aussi celui d’une équipe malchanceuse en raison des blessures et des absences et qui a pris l’eau à deux reprises, contre Savigny et Montpellier, et dont la défense reste friable, avec déjà trois matches à 4 erreurs. En attaque, si Mateo continue à faire de l’excellent travail, si on peut toujours compter sur Roze pour produite des points dans des moments importants, on attend plus de Ruiz, loin de ses standards statistiques habituels, en attendant de voir le plein niveau de l’américain Crossan, absent depuis la 2è journée. Au pitching, Paredes-Sanchez fait exactement ce qu’il avait fait en Italie la saison dernière, accumuler les K (26 en 17 manches) et son homonyme, A.Paredes, n’a pas récompensé de son ERA de 1,93 par une fiche de 3 défaites. Launay, blessé contre Montpellier lui aussi, n’a pas pu donner la pleine mesure de son talent, mais il attend certainement les Huskies avec un grand sourire, lui qui les a dominés la saison dernière (8,2 IP, 1 point mérité). Mais la faiblesse de la relève reste un point faible, avec un bullpen qui présente une moyenne de points mérités de 6,61. 

Les Huskies sont prévenus, ils n’auront pas la tâche facile. Mais ils ont l’ambition certaine de repartir dans les 2 victoires, et de montrer à tous leurs adversaires, même les plus dynamiques et les plus ambitieux du moment, qu’il faudra encore et toujours compter avec eux. La défaite contre La Rochelle ne doit pas avoir laissé de trace, et les Huskies savent rebondir dans ces circonstances : 21 victoires en 27 matches après une défaite. La tendance doit se poursuivre. 

 


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