25 Avr Rouen reçoit le Stade toulousain
Les Huskies accueillent une équipe toulousaine pleine de talents. Un défi compliqué à relever, mais qui doit montrer l’ambition et les progrès du champion de France.
Rouen – Toulouse, c’était une demi-finale la saison dernière. Sept mois plus tard, les deux équipes se retrouvent et sont encore dans le groupe des leaders du championnat (Rouen est deuxième, Toulouse troisième). C’est donc un test important pour les Huskies, qui se doivent d’une part d’enchaîner les victoires, d’autre part de hisser leur niveau de jeu, en évitant de donner trop de retraits à leur adversaire et en serrant la vis au pitching.
Les deux formations ont affronté les mêmes adversaires depuis le début de la saison. Avec des résultats somme toute relativement semblables. Elles sont allées deux fois s’imposer difficilement à Metz, elles ont partagé contre Sénart avec une victoire facile dans le deuxièmer match, la seule différence tient dans une contre-performance des toulousains à Béziers, alors que Rouen avait réussi à battre deux fois les promus. On peut donc s’attendre à un duel très intéressant, entre deux formations qui ont toutes les deux intérêt à ne rien lâcher, dans une lutte qui s’annonce tendue pour la qualification en play-offs, une lutte dans laquelle chaque victoire sera importante, chaque point marqué ou encaissé pourrait compter, d’autant plus qu’il est fort probable, au regard du début de saison qui voit cinq équipes se détacher, qu’on se retrouve avec des égalités en fin de saison.
ROUEN DOIT ETRE PLUS OPPORTUNISTE
Mais on n’en est pas encore là. Le début de saison des Huskies est satisfaisant au regard de celui de l’an dernier : ils avaient une fiche de 4-4 après huit journées, elle est de 6-2 cette saison, la progression est là. Avec des statistiques qui placent les Huskies dans les meilleures équipes, offensivement et défensivement, un peu moins au pitching, avec cette manche de 8 points contre La Rochelle qui gâche un peu le paysage. Beaucoup d’équipes se satisferaient d’être dans la position des rouennais et d’avoir leur chiffre. Le problème, quand on enchaîne les titres de champion de France, c’est que l’exigence va avec. Et, de toute façon, il n’est pas de performance sans exigence.
Donc les Huskies doivent faire mieux. Doivent convaincre qu’ils sont dans une spirale ascendante, alors que les grandes échéances de mai-juin (Challenge de France, Coupe d’Europe) se rapprochent. Les deux victoires contre Metz ont laissé les observateurs sur leur fin, avec quelques approximations dans le jeu et dans les situations clés, qui ne pardonneront pas quand il s’agira de remporter des matches décisifs pour un titre. Rouen s’en est sorti, mais c’était face à la lanterne rouge du championnat. Contre Toulouse, il faudra faire mieux. Le principal point faible des Huskies reste la concrétisation. Ils sont solides à la frappe, mais, le plus souvent le gros coup-sûr décisif, celui qui nettoie les sentiers, celui qui tue le match, n’arrive pas. Les Huskies ont laissé en moyenne six, huit coureurs sur les sentiers par match, ils sont les pires à ce chapitre, seul Metz (7,6) est au-dessus. Et ils ont laissé cinq fois les bases pleines. Personne n’en a fait autant. C’est donc une question de « situationnal hitting », de productivité, qui préoccupe, certes, mais qui n’est pas forcément dramatique. Car laisser beaucoup de coureurs sur les sentiers, cela signifie aussi qu’on en a mis… Et donc que ce n’est qu’une question de chance (un peu) et d’approche (beaucoup) pour que tout rentre dans l’ordre.
TOULOUSE, UN MIXE DE VÉTÉRANS ET DE JEUNES ESPOIRS
Les rouennais devront, en tout cas, se méfier d’une équipe de Toulouse qui réussit un très intéressant mixe entre vétérans très aguerris et jeunes loups très talentueux. Les Soriano, Mendoza, Delogu, Velazco, Rojas, Garcia-Delgado, sont parfait pour montrer le chemin aux Saumande, Cegielski, Baisse-Depontieu, Laot, Chaligné, Garcia, Feliu, Perez-Cremer. Et il faut évidemment saluer la présence de ces deux derniers joueurs, la plus jeune charnière AC-2B du championnat, déjà très efficaces en défense, même si c’est un peu plus compliqué (et c’est tout à fait normal) en attaque. La jeune garde toulousaine va donc passer un test intéressant face aux champions, mais les Huskies, eux aussi, vont être testés contre une équipe qui peut battre n’importe qui. Tout cela s’annonce passionnant à suivre.
UNE JOURNÉE PASSIONNANTE
Toute la journée s’annonce passionnante par ailleurs. Avec un nouveau match aux allures de « malheur au vaincu », entre Metz et Béziers. Du côté des Pirates, tout va bien en attaque, Meza, Torres et Pilar donnent le ton et montrent l’exemple aux jeunes comme Keurinck, auteur d’un superbe 5 en 6 contre Savigny dimanche dernier. C’est plus compliqué au pitching JFL, et Béziers va traîner ce handicap toute la saison. À Metz, on a réagi avec vigueur après un début de saison raté (1 victoire – 7 défaites) en recrutant deux joueurs étrangers, Cameron Brantley, issu des rangs universitaires, et Beyker Pastran, venu de l’organisation des Brewers (niveau rookie). On sent que Metz veut tout faire pour rester en D1, et sans doute ne pas rater le challenge de France qu’il organise, mais le modèle sportif et économique d’un recrutement de 2 nouveaux imports dans une équipe qui en comptait déjà 5, peut interroger. Autre match de haut de tableau à suivre, l’affrontement entre La Rochelle et Sénart. Savoir comment la puissante attaque des Boucaniers va résoudre l’équation Perez / Martinez sera intéressant. Enfin, pour compléter la journée, Savigny se déplace à Montpellier. Un duel qui fut longtemps un classique du championnat, mais qui oppose désormais des Lions loin de leur meilleur niveau et dont les performances globales inquiètent, et des Barracudas qui après avoir été surpris (2 défaites) par La Rochelle lors de la 1ère journée, ont enchaîné 5 succès de suite avant, certes, de trébucher contre Sénart, mais qui semble avancer avec beaucoup de sérénité.
On sera au tiers du championnat dimanche soir (exception faite d’un match en retard entre Toulouse et La Rochelle). On commencera sans doute à en savoir un peu plus sur ce que sera le tableau final de cette saison.
Matches à 16h (samedi) et 11h (dimanche) au stade Saint-Exupery.
A suivre sur la Huskies TV à partir de 15h30 samedi pour l’émission d’avant-match.