Entretien avant le Challenge

Rouen débute ce jeudi à 11 heures le Challenge de France face à Béziers. Avant de prendre la route de lima Moselle, le manager rouennais Quentin Becquey a fait le point et livré son état d’esprit. Entretien. 

Quentin, quel premier bilan sur l’équipe et le championnat tire-tu avant de participer au Challenge ? 
Nous avons montré beaucoup de belles choses depuis le début du championnat. On peut apercevoir la forme finale de cette équipe, mais il reste du boulot. Les points positifs sont nombreux, la défense, la frappe, un pitching staff solidaire, la cohésion. Le point négatif de ce premier bilan est simple…c’est la régularité. Nous arrivons à jouer un très bon baseball, mais pour l’instant sur ce vol long-courrier qu’est notre saison, il y a des trous d’air par-ci par-là, rien de grave,mais c’est notre axe de progression pour voyager sereinement vers les prochains objectifs ! 

Qu’est-ce qui t’a plu dans ton équipe jusqu’à maintenant ?
Ce qui me plaît énormément, c’est que les joueurs ont basculé du côté semi-professionnel. Ils sont tous attachés aux petites choses qui font qu’un joueur devient pro. Chacun sait et fait ce qu’il a à faire avant le playball : Tball, drill de frappe, drill de gant, élastique, agilité, mobilité, etc… Toutes ces petites choses qu’ils les mettent dans les meilleures conditions pour performer. 

JE N’EMMÈNE PAS 22 JOUEURS À METZ POUR VENDRE DES FLEURS !

Ce qu’il faut améliorer ?
Nous avions réussi le faire, mais c’est probablement ce qui a de plus dur à faire dans notre sport, c’est de limiter au maximum les mauvais passages au bâton. Notre line-up est très fort techniquement, et très fort en expérience. Nous avions la semaine dernière que 2 joueurs en dessous de .300 d’AVG. Je suis persuadée qu’avec la bonne intensité tout le monde est capable de performer. Oui, le baseball est un sport d’échec, l’accepter est une fatalité, le combattre est un état d’esprit et une vraie culture ! La recherche constante de la perfection permet d’augmenter le taux de réussite, ils le savent, ils l’ont démontré à plusieurs reprises ! Notre discipline doit être constante pour atteindre cette régularité ! Ce sport est à la fois magnifique, car il donne énormément, mais il est aussi très cruel, car le jours où on oublie de monter sa garde, on prend un 0-9 à la frappe sur un week-end !   

Rouen est leader du championnat. Ça en fait un favori au Challenge ?
Ce n’est pas à moi de répondre à cette question, mais ce qui est certain, c’est que je n’emmène pas 22 joueurs à Metz pour vendre des fleurs ! Ils sont capables et ça j’en suis persuadé ! 

Dans quel état d’esprit abordes-tu le Challenge ?
Revanchard et sans pitié, car cette compétition symbolise mon échec de l’an passé.  

C’est une compétition particulière. C’est quoi la clé pour la remporter ? 
Je pense que les clés résident dans le pitching et l’efficacité au bâton et le mental. François Colombier, me la rappeler cette semaine, ce sont des matchs de 7 manches, les passages au bâton sont comptés ! Il faut que nous soyons efficaces sur tous les fronts ! 

L’an passé, Rouen n’était pas sorti des poules. Des leçons à retenir ? 
Ce que je retiens, c’est que mon échec d’hier doit être mon succès de demain !



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