26 Mai Un peu d’air
Les Huskies ont solidement retrouvé le chemin de la victoire à Béziers. Une solide performance boostée par des exploits individuels de Dagneau et Harrison. Les Huskies peuvent maintenant se tourner vers l’Europe.
Dans une discussion informelle, Quentin Becquey parlait des stats avancées pour constater que Gabriel Harrison était l’un des joueurs les plus productifs de son équipe : « je vais le remonter dans le line-up pour qu’il puisse encore plus contribuer ». Résultat, 7 RBI pour Harrison dans le match 2, on peut dire que les prémonitions de nos deux interlocuteurs ont tapé dans le mille.
Les Huskies ne partaient pas forcément la fleur au fusil à Béziers. Dans l’entourage de l’équipe, on commençait à se dire qu’un partage chez le promu ne serait pas forcément une mauvaise affaire. Tout en reconnaissant, dans un même souffle, que ce n’est pas la tradition maison que d’avoir ce genre d’analyse. Mais après 3 défaites consécutives, une première place laissée en route et un Challenge raté, la belle machine rouennaise ressemblait plus à une vieille guimbarde fatiguée qu’à un rutilant bolide de course.
Mais le propre des bonnes équipes c’est de savoir rebondir quand tout va mal. C’est exactement ce qu’on fait les rouennais en s’imposant deux fois à Béziers. Tout ne fut pas parfait, loin de là, mais le résultat est là, les Huskies ont retrouvé des couleurs et peuvent préparer la Coupe d’Europe en soufflant un peu.
Dans le match 1, Q.Becquey a confié la balle au jeune Axel Laval-Quesney. Une grosse responsabilité que celle de mettre un terme à une séquence négative, mais le jeune lanceur a prouvé cette année qu’il prenait une autre dimension. Il a été solide pendant 4 manches, et la relève de Mercadier a fait la différence, même s’il y eut quelques frayeurs en fin de match et que les lanceurs rouennais ont vraiment du mal à fermer la porte quand leur équipe vient de marquer un point. Les frayeurs furent surtout dues à une défense encore chancelante, responsable de 8 erreurs dans les 2 matches. Il y eut aussi ces problèmes récurrents de productivité. Certes 11 pour 30 avec des coureurs en position de marquer, ce n’est pas si mal, mais quelques mauvaises courses, quelques at-bat mal gérées, des buts laissés remplis à trois reprises, montrent que l’attaque rouennaise doit encore effectuer des réglages avant de tourner à plein régime.
DEUX COUPS DE CANON DE DAGNEAU
Le positif l’emporte toutefois largement sur le négatif. Dans le match 1, les Huskies ont dominé Luis Gonzalez, qui a donné 10 hits en 7 manches (il n’en avait jusque-là concédé au maximum 8 en 9 manches contre Toulouse) et donné 7 points mérités, alors qu’il n’en a donné que 8 à ses 5 premiers matches. Tout le monde a contribué. Dans le match 2, c’est Harrison qui a attiré l’attention avec une récolte de 7 RBI, la plus élevée en D1 depuis le 3 juillet 2022 et les 9 RBI de… Bastien Dagneau contre Metz. Et Harrison a laissé les buts remplis à son premier passage, autant dire qu’il aurait pu encore plus faire sauter la banque. L’organisation des Pirates ne s’y est pas trompée en décernant son traditionnel prix de l’homme du match à Harrison, une belle reconnaissance.
Dans une récolte de 25 hits en 2 matches tout le monde a évidemment participé, et le nouveau line-up de coach Becquey, avec notamment Hugo Blondel comme premier frappeur, a porté ses fruits.
Voilà donc les Huskies qui restent dans la roue des Barracudas, qui ont disposé deux fois de La Rochelle, restant sur une série de 4 victoires consécutives et de 7 succès à leurs 8 derniers matches. Les deux formations pourraient se retrouver en ½ finale ou en finale de la Coupe d’Europe, on en salive d’avance. Elles ont en tout cas fait un petit break sur Sénart, La Rochelle et Toulouse, qui semblent destinés à se bagarrer pour les deux places restantes en play-offs. Mais il ne faut pas tenir pour éliminés d’avance Béziers, Metz et Savigny, certes légèrement décrochés, mais qui ont montré qu’ils pouvaient battre n’importe qui.