01 Juil Tout savoir avant Rouen-Béziers
Pour bien profiter du duel Rouen – Béziers de ce week-end, dans les gradins du terrain Pierre-Rolland ou devant la Huskies TV, nous vous proposons six éléments techniques et statistiques qui éclaireront mieux les débats.
ROUEN
L’équation du 1er frappeur
Les Huskies sont, de loin, les moins productifs au 1er rang de l’alignement avec une moyenne de .107. Près de 100 points de moins que la 7e à ce chapitre, Savigny (.206). Les Huskies ont essayé quatre 1ers frappeurs : Harrison, Megumi, Vissac, Rioux. Ce dernier a été le plus utilisé, mais ne frappe que pour .178. Peut-être que sa récente campagne européenne, assez réussie, va lui donner un boost. En tout cas, les rouennais ont besoin que leur frappeur n°1 joue le rôle de bougie d’allumage. Et plus généralement que le 1er frappeur de chaque manche se rende plus souvent sur les sentiers. Parce qu’en ne plaçant le 1er frappeur sur les sentiers que dans 28,9 % de cas, les rouennais sont (avec le PUC) l’équipe la moins efficace.
La parole à la défense
La défense des Huskies est une des meilleures du championnat. C’est encore plus flagrant à domicile, où les rouennais n’ont commis que 0,77 erreur par 9 manches (contre 1,70 en déplacement). Au global, Rouen a le meilleur fielding percentage, le meilleur ratio d’efficacité, a tourné le plus de doubles jeux, est 2e en pourcentage de retraits sur les vols. On retrouve cette efficacité poste par poste. Les Huskies sont les meilleurs défensivement de toute la D1 en 1re base, 2e base, 3e base et au champ extérieur.
L’art du rebond
Cela fait un mois, mais il reste encore en travers de la gorge. Le dernier match des Huskies en Championnat s’est soldé par une sévère déroute 2-12 à Montpellier. Aux Huskies de savoir rebondir. Ça tombe bien, ils sont plutôt productifs après une défaite. Sur les 4 dernières saisons, ils jouent pour .667 (18 victoires en 27 matches) dans ces circonstances, les meilleurs de D11 devant Montpellier (.600) et Toulouse (.550). Cette saison, Rouen est 4-2 après un échec.
BÉZIERS
Une faille au début
Souvent, plus les lanceurs affrontent les frappeurs, plus ces derniers s’ajustent et parviennent à mieux les frapper. On dit que trois passages, c’est le maximum. Dans le cas de l’Ace des Pirates, Gonzalez, il y a comme un petit paradoxe. Là où il est le moins efficace, c’est lors du premier passage. Les adversaires frappent pour .288, avec un OBP de .397 et un pourcentage de strike out de 25,4. Alors qu’au 2e passage, tout chute drastiquement : .190 de moyenne, .238 d’OBP 39,7 % de K%. Les rouennais seront sans doute bien inspirés de frapper tôt !
Bien courir
Les Pirates sont parfois trop imprudents, ou inconscients, sur les bases. Ils ont été retirés 8 fois sur des mauvaises courses, en tentant de gagner une base de plus après un hit, et personne n’a fait autant. On peut y ajouter trois doubles jeux sur des line-drives, deux pick-offs, pour comprendre que Béziers donne trop de retraits à l’adversaire. C’est par contre beaucoup mieux dans les vols de bases : 34 réussis (meilleur total avec Savigny) avec un taux de succès de 91.8 %, le plus élevé de D1. Ils ont notamment excellents dans le vol de 3e base, 8 succès sur 9 tentatives, dont 7 pour le seul Meza, leader dans ce domaine.
Savoir finir les matches
La relève a coûté cher à Béziers, on l’a encore vu le week-end dernier. Après 5 manches, les Pirates sont devant 8 fois, à égalité 2 fois, tirent de l’arrière 8 fois. Mais au total, ils sont 6-12. C’est donc bien que les fins de matches sont très difficiles. Béziers a ainsi un différentiel de – 16 dans les manches 7,8 et 9, le 2e pire de D1 derrière le PUC. Et leurs releveurs ont permis à 57 % des coureurs sur base de venir marquer, le plus mauvais ratio. Les releveurs biterrois ont une moyenne collective de 7,64, la 6e de D1. Bref, il faut absolument trouver un moyen de finir les matches.